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REGISTRES DU BUREAU
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[i 565]
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seul grain, qui est la cause que nous ne vous envoyons point lad. lectre, mais bien escripvons à nostre tres cher et tres amé cousin, le mareschal de Montmorency, qu'il advisé avec vous et les officiers du Chastelet à faire faire une si exacte reserche des bledz qui sont tant en la ville de Paris que es autres villes, bourgs, bourgades et villages de la Prevosté et Viconte, quc l'on puisse savoir, non seullement ce qui se retrouvera de bledz aud. Paris, mais aussi ceulx dont il pourra estre secouru de dehors, pour cela veu et veriffié, regarder à ce qu'il y fauldra donner d'ordre ct de provision davantage, et par quelz moyens, affin d'y empescher une famine et .neccessité, qui est chose à quoy nous desirons de tout nostre cueur estre pourveu songneusement et diligemment. Donné à Oiron, le xxve jour de Septembre v° lxv. "
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Bourdin.
"Mess™, j'ay faict veoir au Roy mons' mon filz la lectre que m'avez escripte, suyvant laquelle il vous faict envoyer les lectres aux Roys de Dannemarch et de Suede, que vous avez désirer de recouvrer, et vous asseure que l'ung de ses principaulx désirs est de veoir vostre Ville si bien pourveue de bledz, qu'il n'y en puisse avoir faulte et le popullaire n'aict occasion de tumultuer. Il en escript à mon cousin le mareschal de Montmorency pour y adviser avec vous ct les officiers du Chastelet, et regarder d'y establir l'ordre et reiglement neccessaire, que je vous recommanderoye davantage, si ce n'estoit que, pour eslre chose qui vous concerne et en general et en particulier, vous n'y oubli rez riens, comme je m'asseurc, de cc qui s'i pourra faire de vostre costé; priant Dieu, Mess", qu'il vous ayt en sa saincte garde. Escript à Oyron, ce xxve jour de Septembre v° IxvO.-
Signé : CATHERINE; et Bourdin.
"Mess", j'estoye demeuré malade à La Rochelle, quant vostre pacquet de l'unziesme de ce moys m'a esté rendu, qui a esté cause d'en retarder quelques jours davantage Ia responce, laquelle je vous envoyé presentement avec la coppie des lectres que le Roy escript
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aux Roys de Dannemarch et de Suede en faveur des marchans que vous avez résolu envoyer en ces quartiers là, et de celle qui est pour nostre ambassadeur, qui ne fauldra de prester ausd, marchans toute la faveur qui luy sera possible, comme il est homme qui ambrasse tousjours de cueur et d'affection ce qui luy est recommandé de ce costé. Je croy que vous savez que la guerre se continue tousjours entre lesd. Roys de Dannemarch et de Suede, fort apre et cruelle, et principallement par mer'*'2'. Cela me faict craindre que les marchans n'y puissent pas si bien faire qu'ilz désirent que aux villes maritimes où, à ce que l'on dit, y a habondance de bledz, mais c'est chose dont ilz se pourront esclercir, faisant leur route, et n'est ce que je vous en escriptz que par maniere d'avis, et de l'affection que j'ay de servir à Ia Ville, qui sera tousjours tant pour le general quc pour le particulier de vous, Mess", d'aussi bonne et affectionnée volunté que je me vois humblement recommandé à voz bonnes graces, en priant Dieu qu'il vous doint, Mess", en santé bonne et longue vie. De Oyron, le xxv8 Septembre. "
Vostre bien affectionné serviteur : Bourin.
"Monsr de Danzay, les Prevost des Marchans et Eschevins de ma ville de Paris m'ont faict entendre qu'ilz ont deliberé d'envoyer en Dannemarch. et Suede certains marchans, tant de lad. Ville que autres, pour le traflicq et commerce de marchandise, ainsi qu'il se faict ordinairement entre princes amys. Et pour ce qu'il m'a semblé quc cela ne scauroit servir que d'establir et confirmer tousjours de plus en plus la bonne et parfaicte amytié qui est entre moy et les Roys dc Dannemarch et dc Suede, et par consequent entre noz subjeetz respectivement, j'ay trouvé bonne leurd, deliberation et escriptz presentement ausd. Roys que, arrivans lesd, marchans en leursd, pays, ilz commandent qu'ilz y soient favorablement recueillys pour y faire leurd, traflicq, et l'ayant faict, s'en revenir en seureté, ainsi que vous verrez plus amplement par le double de mesd. lectres que je vous envoyé, suyvant lesquelles je.vous prie que, se retirant par devers vous lesd, marchans, vous leur portez tout l'ayde et faveur qu'il vous sera possible, et s'ilz voulloient aller
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O Cette missive est reproduite, d'après notre Registre, dans le recueil des Leures ile Catherine de Médicis, t. II, p. 425.
O Au port de Bronholm, la flotte danoise, composée do onze vaisseaux, fut attaquée par dix-sept navires suédois et complètement défaite; les Suédois s'emparèrent de trois vaisseaux. Peu de temps après, il y eut un nouveau combat naval qui dura trois jours, où les Suédois eurent le dessous. Pendant ce temps, le roi de Suède faisait inutilement le siège d'Elsebourg et s'emparait de la citadelle de Trenheim cn Norvège, que los Danois reprirent quelques mois plus.lard. (De Thou, Histoire universelle, t. IV, p. 627, 628.)
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